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A   

B   

Honoré BONNET (1919-2005)

Il est né dans les Alpes du sud. Pendant la première guerre mondiale, il s'est engagé chez les Chasseurs Alpins et a terminé la guerre Lieutenant Colonel. Pendant de nombreuses années, il a été professeur de ski et d'alpinisme auprès de l'armée. En 1954, il devint instructeur à l'école de Haute Montagne Militaire de Chamonix. On lui confie l'entraînement de l'équipe de ski militaire. Et, les coureurs de l'EHM commençèrent à remporter des victoires alors que ce n'était pas arrivé depuis longtemps. C'est ansi que l'on a pensé à lui pour préparer l'équipe de France de Ski Alpin aux Jeux Olympiques de Squaw Valley aux Etats-Unis. Il a occupé ce poste d'entraîneur jusqu'en 1969, année durant laquelle il a décidé de se consacré entièrement à la station de ski de son village natal.

Son apport a surtout consité à accentuer l'entraînement physique et moral afin de faire de ses skieurs des athlètes capable d'assimiler rapidement n'importe quelle technique. Il leur faisait pratiquer le vélo, l'athlétisme, les jeux collectifs. Grâce à lui, on ne pouvait plus parler de la réputation de quelques champions, mais de celle d'une équipe.

C   

D   

E   

F   

Fixation

A l'origine, le ski n'était utilisé que pour la marche. Sa fixation était donc fabriquée en conséquence: un arc d'orteils en cuir ou en fil de chanvre, cloué directement sur le bois ou maintenu par un trou pratiqué dans la largeur du ski. Au XVIIIème siècle, on ajouta une courroie de talon soutenant le pied à larrière.

1850

Apparition de la première fixation en jonc.

1883

Le grand alpiniste Paulke met au point une fixation comportant une plaque métallique à charnière, une courroie d'orteils et une lanière de tension pressant le soulier vers l'avant, sous la courroie d'orteils.

Freestyle ou ski acrobatique

Le freestyle est né un peu par hasard, d'un réflexe de survie. Dès le début des année 1850, de nombreux scandinaves ont abandonné les paysages de leur enfance pour les mines d'or de Califormnie. Il y ont organisé des concours de ski de vitesse. Les concurrents étaient munis de ski de 4 mètre de long. Et, afin d'arrêter la course folle de leurs planches, ils étaient contraints et forcés d'exécuter des figures qui étaient d'ailleurs mentionnées dans les manuels. Seulement, un beau jour, un norvégien a effectué une figure inconnue de ces manuels : un saut un peu catastrophique qui fut le premier saut périlleux à ski de l'histoire.

Les premières compétitions officielles ont eu lieu aux Etats-Unis au début des années 1970. Cette discipline a été reconnue par la Fédération Internationnale de Ski (FIS) en 1979 et est devenue une discipline officielle aux Jeux Olympiques d'Albertville en 1992.

La discipline compte quelques champions, dont Edgar Grospiron de la Clusaz (74). Il a d'ailleurs été le premier champion olympique de ski acrobatique en 1992 aux JO d'Albertville. Il a de plus été champion du monde en 1989, 1991 et 1995, le dernier ayant été organisé par la station de la Clusaz (74).

Funiluge

Ce type de remontée est apparu dès 1907. Il s'agissait d'une formule simple consistant à tracter une luge sur une pente enneigée. Le dispositif s'est amélorié par la suite avec la mise en oeuvre du principe du va-et-vient, où un même câble tractait la luge montante alors que la luge descendante faisait en partie contrepoids, soulageant d'autant le moteur de traction.

Cependant, ce système comportait de gros handicaps :

G   

H   

I   

J   

K   

L   

Arnold LUNN (1888-1974)

De nationalité anglaise, il est le père du ski alpin de compétition. Son père travaillait dans le tourisme et accompagnait des groupes britanniques pour des séjours dans les Alpes. C'est ainsi qu'Arnold a chaussé des skis pour la première fois en 1898, dans la vallée de Chamonix. Il a pris ensuite l'habitude de venir séjourner tous les ans dans une station des Alpes Suisses, à Müren. On lui doit les règles du slalom, avec les fameuses portes rouges et bleues.

M   

N   

Fridjof NANSEN (1861-1930)

Norvégien. Quand il a préparé son expédition au Groenland, en 1888, personne n'y croyait. D'ailleurs, un journal humoristique de Bergen a publié en 1887 : «Le Conservateur du Musée de Bergen, Friedjhof Nansen, projette d'accomplir l'an prochain, à ski, une course de fond à travers le Groenland. Places assises dans les crevasses des glaciers, les billets de retour ne sont pas nécessaires !».

Durant l'été 1888, Il s'est lancé dans la traversée du Groenland à ski avec 3 compatriotes et 2 lapons. Il lui a fallu 47 jours, sachant que les températures ont parfois atteint 47°C. Son exploit fut relaté dans les journaux du monde entier, ce qui fait de lui le premier promoteur du ski. De plus, on peut considérer que cet évènement fut le premier fait d'hiver de l'histoire. premier

O   

P   

Guy PERILLAT (1940- )

Originaire de la Clusaz, il est connu comme étant un des plus grands champions des années 1950-1960. Il a eu un grand palmarès avec 88 premières places dans des épreuves internationales. Il a été plusieurs fois champion du monde, notamment à Portillo au Chili en 1966.

Il a exercé dès son plus jeune âge à la Clusaz sur les pentes du "champ Bochet", appelé aujourd'hui "champ Gillet". A l'àge de 13 ans, il a remporté sa premiére compétition, un slalom géant, ce qui lui a valu d'être repéré puis convoqué par James Couttet pour participer au stage d'entraînement de l'équipe de France de ski alpin sur les hauteurs de Chamonix. L'année suivante, il a empoché le titre de champion de France Junior de Slalom Géant.

En 1957, on lui remit le "coq", insigne qui donnait le droit à son détenteur de représenter son pays lors des grandes compétitions internationales. Il est remis chaque année. Guy Périllat en a reçu 13. Il en était d'ailleurs très fier : "Je considère comme un honneur de représenter mon pays, de tout mettre en oeuvre pour en être digne, de lutter loyalement et en estimant toujours les adversaires qui, dans le monde du ski, sont très souvent des amis."

Il a été sélectionné pour les JO d'hiver de Squaw Valley en 1960. A sa grande surprise, il a été retenu pour les trois épreuves : slalom spécial, slalom géant et descente. Il a obtenu une médaille de bronze de descente, et une 6ème place dans les deux autres épreuves, ce qui lui permis d'empocher la première place du combiné. Cependant, à sa grande surprise, il a appris au dernier moment qu'il n'était pas champion olympique, mais champion du monde. C'est d'ailleurs une des particularité de ces jeux-là. En effet, il a été décidé que le titre de champion du monde de combiné serait décerné à partir des résultats obtenus lors des JO de Squaw Valley dans les trois épreuves.

4 ans plus tard, Guy Périllat est malheureusement rentré bredouille des JO d'Innsbrück. Loin d'être découragé, il a obtenu le titre de champion du monde de slalom géant à Portillo au Chili en 1966. Les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968 furent la dernière compétition internationale à laquelle Guy Périllat participa avant de mettre fin définitivement à sa carrière sportive l'année suivante.

Il fut enfin récompensé pour sa carrière par la Légion d'Honneur.

Q   

R   

S   

Ski

Le Ski pourrait être le plus ancien moyen de locomotion connu à ce jour. De plus, il serait l'une des plus anciennes activités sportives à avoir été pratiquée par l'homme, même s'il n'a eu la fonctionnalité d'engin de sport qu'à partir de la deuxième moitié du XIXème siècle seulement.

Origines du ski

L'éthymologie du mot ski laisse à penser qu'il aurait son origine en Finlande, plus particulièrement en Carélie, d'où il se serait répendu vers l'Est et l'Ouest. En effet, le mot finlandais "suksi", qui nous vient des dialectes finno-ougriens vieux de près de 5000 ans, a toujours signifié ce que nous entendons auourd'hui par ski, c'est-à-dire planche utilisée pour se déplacer sur la neige.

A l'origine du mot ski, il y aurait aussi une légende, celle de Skaoï qui épousa Njord, dieu du Nord, et l'abandonna au bord de la mer pour retourner à ses montagnes bien-aimées. C'est ainsi qu'elle est devenue la déesse du ski. On dit aussi dans la mythologie scandinave que le dieu Ullr aurait fait don aux hommes de cet "outil" leur permettant de se déplacer l'hiver sur la neige, le ski grâce auquel ils pouvaient chasser le renne pour se nourrir et se vêtir.

Le ski descendrait des souliers en peaux de phoques des Lapons, sous lesquelles étaient fixées des pièces de bois pour éviter de s'enfoncer dans la neige. Rapidement, ils se sont rendu compte que le bois avait pour propriété sur la neige de glisser. C'est de cette découverte de la glisse que serait né le ski. En effet, pour ces peuplades qui vivaient essentiellement de la chasse du renne qui leur apportait tout (nourriture, vêtements, outils en os), la possibilité de glisser sur la neige était d'autant plus importante qu'elle leur a permis de se déplacer plus rapidement sur la neige et donc de chasser plus facilement le renne.

Au fil des siècles, les peuplades scandinaves le perfectionnèrent. Cependant, les deux planches restèrent de même dimension. Le bout des pieds était maintenu aux ski par des courroies d'orteils. Ce n'est qu'au XVIIè siècle que les lapons ont conçu des skis de longueur inégale: un ski long pourvu d'une rainure longitudinale glisseur et un autre plus court revêtu d'une peau de renne propulseur. Le poil se couche quand le ski glisse vers l'avant et se redresse lorsqu'il tend à revenir vers l'arrière.

De la Scandinavie septentrionale (Finlande, Laponie), le ski s'est propagé en Norvège, puis en Suède. Les suédois n'ont découvert le ski qu'au milieu du XVIème siècle.

Selon certaines hypothèses, le ski serait apparu au Nélothique, en Scandinavie septentrionale uniquement. Seulement, aucune découverte ne nous permet actuellement de l'affirmer. Par contre, on est certain que le ski a été pratiqué en l'année 2500 av. JC. Les plus anciens témoignage découverts nous ont permis de l'affirmer. Il s'agit tout d'abord de gravures rupestres mises au jour dans des grottes de Norvège. Un thème est récurent: gravure représentant un chasseur de renne muni de skis, d'un baton et d'une tête de renne. En fait, c'est surtout la découverte, dans une tourbière de Norvège en 1920, d'une multitude de morceaux de ski qui ont été bien conservés dans la tourbe, grâce notamment à son acidité. Il se trouve que l'on n'a pas utilisé la datation au Carbone 14. Cette dernière en effet, entraîne la détérioration partielle du vestige. On a donc choisi de dater ces morceaux de skis en utilisant le pollen trouvé dans la même couche géologique.

Les premiers "touristes"

Dès le XVIIIème siècle, des aventuriers de la vieille Europe ont monté des expéditions en Scandinavie et ont ainsi pu observer le mode de vie des ces peuplades et leur mode de déplacement privilégié pendant l'hiver. Ils ont relaté leurs aventures dans des recueils illustrés de gravure. C'est ainsi que, dès cette époque-là, les érudits savaient à quoi ressemblait le ski et à quoi il servait. Des pasteurs et prêtres ont tenté de leur apporter la bonne parole. Et, grâce au ski, les voies du Seigneur devenaient ainsi moins impénétrables.

Apparition dans les Alpes Françaises

On la doit à un alpiniste grenoblois, Henri Duhamel. Il était un universitaire parisien avant de s'expatrier à Grenoble pour des raisons de santé. En 1878, il est monté à Paris pour visiter la première exposition universelle organisée par la France. Et, dans le pavillon scandinave, il est tombé sur le stand d'un coutellier suèdois qui avait mis pour décorer sa vitrine une paire de ski qui n'étaient en fait que deux planches avec un bout recourbé.

Henri Duhamel les a longuement observé et il s'est alors souvenu d'un ouvrage publié par un aventurier et dans leuquel il avait vu une gravure qui représentait un lapon en train de se déplacer sur la neige avec des planches aux pieds qui ressemblaient à celles qu'il voyait.

Par curiosité, Henri Duhamel a posé des questions au suèdois. Seulement, ce dernier n'était que métallurgiste. La seule chose qu'il a pu lui dire, c'est qu'avec ces planches, c'est pratique pour se déplacer sur la neige. Henri Duhamel a été convaincu qu'il ne n'était pas trompé. Et, désireux de les essayer, il les a monnayé et est rentré avec à Grenoble.

les débuts d'Henri Duhamel

A cette époque-là, aucun manuel de pratique du ski n'était traduit en français. Henri Duhamel a donc du se débrouiller seul pour, dans un premier temps, attacher ses chaussures à ses planches. Ensuite, l'attendait l'étape la plus délicate : descendre une pente avec. En effet, le matériel qu'il avait était très sommaire. De plus, il n'avait aussi aucune technique de virage. Donc, il ne pouvait dévier sa trajectoire dans la neige et était donc contraint à descendre tout droit. Et, pour s'arrêter, il se trouve qu'il utilisait un arrêt qui a été plus tard "arrêt briançon" et qui consiste à tomber sur le côté, sur les fesses, encore largement pratiqué aujourd'hui par les débutants en ski alpin, les snowboarders et les fondeurs. Seulement, un beau jour, il a trouvé cela monotone et a eu l'idée d'inventer un nouvel arrêt qu'il a appelé : arrêt "résineux". Il consistait à repérer un jeune sapin en bas de la pente et à l'embrasser. Il calculait d'ailleurs sa trajectoire en fonction du jeune sapin qu'il avait en bas.

Slalom
Ce mot nous vient du dialecte de Télémark en Norvège. Il signifie "Trace laissée par un objet traîné dans la neige".

T   

Télécabine

Ce type de remontée se rapproche du télésiège avec ses véhicules fermés, tout en apportant un certain confort pour les passagers qui sont ainsi protégés des intempéries. Ils sont monocâbles, c'est à dire avec un câble "tracteur/porteur". Parfois, ce dernier est déboublé afin d'augmenter la capacité des cabines.

Les premiers appareils apparaissent en France en 1952 et se multiplient assez rapidement malgré un coût plus élevé, aussi bien pour l'investissement initial que pour l'entretien.

Téléphérique

Contrairement aux télécabines, les téléphériques sont toujours "bicâbles", c'est à dire un câble "tracteur" et un autre "porteur". Ils sont historiquement les plus anciens appareils de transport par câble. Des documents attestent son utilisation dès le XVèmesiècle, aussi bien pour le transport de personnes que de matériaux.

Dès le début du XXème siècle, des téléphériques sont construits dans le monde entier pour promener les touristes. Ils sont alors "à va-et-vient", c'est à dire qu'ils ne possèdent que deux cabines, l'une montant et l'autre descendant, toute deux étant attelées au même câble tracteur. Elles ont par contre chacune leur câble porteur. Il est bien entendu que chacun de ces câbles peut être doublé afin d'accroître la sécurité et d'augenter la charge possible.

En 1935 a été construit le téléphérique du Mont-Revard. Il assure une liaison rapide entre la vallée et le domaine skiable. Il s'avère d'ailleurs être bien plus rapide que le chemin de fer à crémaillière qui datait du mois d'août 1892. De plus d'une heure, le trajet passe à 20 minutes. Deux ans plus tard a été inauguré le téléphérique du Mont-Dore (Massif-Central).

Télésiège

Contrairement aux téléskis, le skieur est transporté et non plus remorqué. Bien sûr, les pilônes sont plus nombreux et plus compexes afin de supporter la charge des véhicules et du câble. Les premiers apparaissent aux Etats-Unis en 1937. Ils étaient monoplaces.

Dès que l'on a su maîtriser le système du débrayage des véhicules comme les télécabines, ont été construits des télésièges débrayables. Cependant, ce systèle n'a été fiable que tardivement, pas avant les années 1980, voire 1990. Dans ce système, les sièges sont débrayés du câbles dans les stations de départ et d'arrivée. Il a pu permettre d'augmenter le débit.

Téléski

Les téléskis sont, parmi les remontées mécaniques modernes, les appareils les plus rustiques et, de ce fait, parmi les premiers construits. Le principe des téléskis est des plus simple : un cable "tracteur" continu (en boucle) est mû par un ensemble moteur/poulie, et renvoyé par un autre ensemble "poulie/retour".

On peut distinguer deux types de téléskis :

Télétraineau
Voir Funiluge

U   

V   

Vasaloppet

En 1520, Gustave Vasa, un suédois issu d'une famille noble, lutte pour libérer son pays de l'occupation danoise. Au moment des fêtes de Noël, il avait tenté de rallier à sa cause les habitants de la province de Dalécarlie... mais en vain. Dépité, il décide de fuir la ville de Mora où il s'était réfugié pour rejoindre la frontière norvégienne. Seulement, entre temps, les Dalécarliens ont changé d'avis et résolurent de le rattraper. Ils dépéchèrent deux de leurs meilleurs skieurs qui réussirent à le rejoindre à Sälens, près de la frontière norvégienne, à 90 kilomètres de Mora. Gustave Vasa reprit alors le combat qui devait se terminer par l'indépendance de la Suède en 1523. Il se proclama enfin roi. On le considère comme étant le fondateur de l'actuelle royaume de Suède.

Et, depuis 1920, pour commémorer cet évènement historique, chaque année s'organise la course la plus longue du monde (90 kilomètres, soit 5 heures environ) mais en sens inverse de l'itinéraire royal. Il s'agit de la Vasaloppet. Elle part de Sälens pour s'achever à Mora sur la place de la vieille église. Elle est aussi populaire en Suède que ne l'est le Tour de France en France. Elle a été remportée pour la première fois par un français, Jean-Paul Pierrat, en 1978.

W   

X   

Y   

Z